Affichage des articles dont le libellé est battles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est battles. Afficher tous les articles

mercredi 30 décembre 2009

[Le Billboard du Mange Disque] Les meilleurs albums des 2000's

S’il est évident que le rock à guitares a incarné ce début de décennie de manière fédératrice (The Strokes, The Libertines, The White Stripes), je constate qu’il s’est surtout vite essoufflé pour laisser la place aux groupes les plus aventureux et surtout suffisamment populaires pour rester en dehors de la catégorie « underground et/ou élitiste ».

Dans cette tendance, Radiohead a incontestablement été à l’avant-garde. Avec la sortie de Kid A en 2000, le groupe anglais pose les bases d’une nouvelle esthétique moderne, celle d’un rock cérébral ouvert vers l’électronique et le melting-pot musical (les limites imposées par les genres étants alors sans cesse repoussées), puisant alors aussi bien dans le Krautrock que dans le Free Jazz. Cette démarche fondamentale influencera, de près ou de loin, quelques uns des groupes majeurs de cette décennie (de Liars à TV On The Radio).

Je retiendrais aussi la forte présence du label canadien Constellation Records, qui, en plus d’avoir assis la réputation de groupes cultes comme Godspeed, A Silver Mt Zion ou Evangelista (les chefs de file du psychédélisme et de l'expérimentale dotée d'une âme) s’est aussi ouvert brillamment vers des sphères plus accessibles et directes (Clues, The Dead Science, Tindersticks).

La décennie a aussi été marquée par toute une série d’albums folk, pop ou rock délicatement habillés d’arrangements orchestraux grandioses et ambitieux (Sufjan Stevens, Joanna Newsom, Parentethical Girls, Pattern Is Movement, The Last Shadow Puppets, Tyondai Braxton ou même Arcade Fire dans une moindre mesure). Tous ces albums à dimension cinématographique ont la faculté de provoquer un émerveillement total.

Les années 2000 ont enfin été closes en beauté par le trio Animal Collective/Battles/Grizzly Bear, soit le néo-psychédélisme emphatique, le math rock dansant et l’art-folk minutieuse. Leurs derniers albums respectifs portent la marque d’une certaine idée de la musique pop du futur : intelligente et dansante, expérimentale et accessible, synthétique et novatrice. Je compte évidemment sur eux pour inaugurer cette prochaine décennie en dessinant de nouvelles lignes musicales.


1 Radiohead – Kid A (2000)

Nourri de Krautrock, de Free Jazz et d’electronica, le groupe Radiohead parmi les plus populaires des années 90 revient surprendre tout le monde avec un disque expérimental d’une beautée tétanisante.







2 Battles – Mirrored (2007)

Je n’avais jusque là jamais imaginé qu’une musique aussi technique et complexe puisse être aussi fun et dansante. En y prolongeant les recherches sur les boucles des minimalistes Steve Reich et Terry Riley, tout en y mettant une touche volontairement cartoon, le rock de Battles invente le concept de transe colorée.



3 Animal Collective – Merriweather Post Pavillion (2009)

On en a beaucoup parlé en 2009, et on en reparlera forcément encore pendant longtemps. Animal Collective a exploré dans sa période la plus underground de 2000 à 2004 la pop sauvage, l’électronique abstraite et le folk improvisé, et s’est depuis bâti une réputation de groupe culte en donnant à leur pop psychédélique un espace sonore gigantesque et minutieux.



4 Godspeed You! Black Emperor – Lift Your Skinny Fists Like Antennas To Heaven (2000)

S’il ne fallait retenir qu’un seul disque de Post Rock (de longs crescendos menaçants suivis par de grandes envolées soniques, à base d’une instrumentation essentiellement rock accompagnée de cordes), ce serait celui-ci. La musique épique de Godspeed va évidemment bien au-delà de cette définition, et part dans un nombre inimaginables de directions sur 1h30 (musique concrète, symphonie rock, shoegaze, ambiant, drones, violence punk, noise).

5 Tyondai Braxton – Central Market (2009)

Le guitariste et chanteur de Battles a brillamment composé sur la première face de Central Market une symphonie cartoon délirante et audacieuse, et a façonné sur sa deuxième face la musique urbaine du futur. Tout simplement.






6 Portishead – Third (2008)

Sans prévenir, le groupe de Trip Hop Portishead fait revivre le Krautrock sensuel de Can et l’électronique tribale de Silver Apples dans des sphères mainstream (le disque s’est très bien vendu) avec un album noir rongé jusqu’à l’os.






7 Grizzly Bear – Veckatimest (2009)

Les merveilles tant vocales qu’instrumentales de Veckatimest ne peuvent se dévoiler que sur la durée, jusqu’à la sensation d’avoir affaire à un monolithe à l’architecture sidérante.








8 Joanna Newsom – YS (2006)

L’enchanteresse Joanna Newsom accompagne sa harpe et sa voix infantile bizarre d’arrangements orchestraux sur un album fleuve (5 morceaux d’une durée de 7 à 16 minutes) déjà mythique. Un chef d’œuvre intemporel.






9 Cornelius – Sensuous (2006)

Le magicien Keigo Oyamada continue de réaliser sur Sensuous un pur travail synthétique sur la musique populaire (les Beatles, les Beach Boys, My Bloody Valentine, Walt Disney) pour mieux la déformer, tout en atteignant un degré impressionnant de perfection en termes de production et de recherches sonores.




10 Panda Bear – Person Pitch (2007)

Le kaléidoscope électronique de Panda Bear hypnotise par ses chants répétitifs sous formes de rituels vaudous. Un album lumineux dont les détails microscopiques ne cessent de fasciner.







11 Radiohead – Hail To The Thief (2003)

Le deuxième meilleur album de Radiohead n’est pas Amnesiac, mais bien Hail To The Thief, brillant par ce retour à cette immédiateté rock (avec des chansons plus facilement analysables) doublé d’un arrière-plan expérimental discret.






12 Animal Collective – Feels (2005)

Sur Feels, la pop ensoleillée des Beach Boys se fait sauvage, hallucinée, et traversée de contemplations litaniques profondes.









13 Vladimir Martynov – Night In Galicia (2000)

Vladimir Martynov met en musique les poèmes d’un auteur russe de la fin du 19ème siècle, inspirés de chants slaves écrits dans une langue secrète. Sur un mode répétitif ultime, avec des mélodies incantatoires fluides et des phrasés de violons doublés en contretemps, la musique mystique de Night In Galicia nous fait découvrir des vibrations et des sonorités inconnues venant d’un autre monde.


14 Hella – Hold Your Horse Is (2002)

Les deux félés d’Hella (Spencer Seim pour les acrobaties guitaristiques et Zach Hill pour la batterie polyrythmique infernale) développent une musique noise avant-gardiste à l’énergie purement rock, aussi dansante que susceptible de provoquer des maux de têtes. Un disque forcément indispensable, donc.




15 Sufjan Stevens – Come On Feel The Illinoise (2005)

Avec ce disque de folk aventureux sur les mythes de l’Illinois (on peut y trouver des chansons très classiques et intimistes comme des explosions épiques aux riches orchestrations), Sufjan Stevens affirme son talent de grand songwriter gracieux.






16 Liars – Drum’s Not Dead (2006)

Ce troisième album des new-yorkais est un immense trip hypnotique centré sur l’intensité brutale de la batterie, sur lesquels drones inquiétants de guitares et falsettos fiévreux vont participer à magnifier cette grande célébration tribale.






17 The Snobs – Albatross (2009)

L’aventure maritime proposée par les Snobs revisite la pop sixties, le Krautrock et le post punk avec une écriture personnelle d’une inventivité bluffante. Passionnant de bout en bout.







18 The Fiery Furnaces – Widow City (2007)

Une musique labyrinthique par des déconstructeurs pop : on n’est pas loin des folies cérébrales du cinéma de David Lynch. L’album majeur des Fiery Furnaces.








19 Sonic Youth – NYC Ghosts & Flowers (2000)

Avant une longue série d’albums plus classiques (de Murray Street à The Eternal), Sonic Youth démarre sa troisième décennie avec un disque urbain et radical, à l’ambiance paranoïaque. Fondamental dans la discographie du groupe.






20 A Silver Mount Zion – This Is Our Punk Rock (2003)

This Is Our Punk Rock est bien un complément essentiel à Lift Your Skinny Fists de Godspeed, dont les chants d’une fragilité désarmante atteignent les cimes de la dissonance pour mieux émouvoir.








Et voici les 30 autres disques qui m’ont le plus marqué durant cette décennie, sans classement particulier:

Arcade Fire – Funeral
The White Stripes – Elephant
The Libertines – The Libertines
Grandaddy – The Sophtware Slump
Radiohead – Amnesiac
Gorillaz – Demon Days
The Last Shadow Puppets - The Age Of The Understatement
Blonde Redhead – Melody Of Certain Damaged Lemons
The Flaming Lips – Embryonic
Grizzly Bear – Yellow House
Stereolab – Sound Dust
Deerhoof – Milk Man
Electrelane – Axes
Department of Eagles – In Ear Park
Parenthetical Girls – Entanglements
Stephen Malkmus – Real Emotional Trash
Evangelista – Hello, Voyager
Don Caballero – American Don
Magma – Ementhet-Ré
Nisennenmondai – Destination Tokyo
Dominique Leone – Dominique Leone
Marnie Stern – In Advance of the Broken Arm
Sunn O))) – Monoliths & Dimensions
Fuck Buttons – Street Horrrsing
Man Man – Rabbit Habits
Pas Chic Chic – Au Contraire
Skeletons – Money
Snowman – The Horse, the Rat and the Swan
The Dead Science – Villainaire
The Mars Volta – The Bedlam In Goliath

François.

lundi 28 septembre 2009

[Tourne Disque] : Tyondai Braxton - Central Market

Label : Warp Records
Sortie : 14 Septembre 2009
5/5














Pour son deuxième album solo en 7 ans, le multi-instrumentiste Tyondai Braxton (fils du jazzman culte Anthony Braxton, et membre du groupe de math rock Battles) s’accompagne de l’ensemble orchestral Worldless Music Orchestra pour élaborer ses idées que l’on croirait sans limites. Sur Central Market, il met à exécution ses études dans le domaine de la composition de musique classique, qu’il nourrit de sa science des boucles électroniques. Le projet est ambitieux, moderne, et aurait pu être réservé aux musicologues les plus assidus. Au contraire, Tyondai Braxton a su lier avec une grande maitrise la richesse de la musique symphonique et orchestrale (de Maurice Ravel à Stravinsky) à une inventivité délirante et fun évoquant la facette la plus cartoon de Battles. Il a eu l’idée géniale d’ajouter au sérieux de la musique savante une instrumentation inhabituelle avec l’aide de guitares, claviers, boucles électroniques, kazoos et sifflements. Toute la première partie ébouriffante de Central Market nous emmène dans une fantaisie orchestrale ludique et menée sans temps morts, dont la finesse d’écriture impressionne. Avec toute cette profusion d’idées structurées, Tyondai Braxton s’épanouit ici totalement en tant que compositeur. La deuxième partie vient ajouter un registre plus sombre à l’album. J.City, le morceau le plus connecté au monde réel, déploie une soul futuriste et urbaine sur des riffs de guitares hypnotiques dignes de Glenn Branca, et Dead Strings clôt l’album d’une apocalypse de bruits survolés par des cordes inquiétantes. La première partie lumineuse couplée avec l’obscurité de la deuxième en fait un disque total. Mais surtout Tyondai Braxton n’oublie pas tout au long du disque d’user de sa voix, toujours de manière unique, avec des intonations goofy, groovy et jouissives.

François.

http://www.myspace.com/tyondaibraxton
En extrait audio, la pièce centrale de l'album, Platinum Rows:

dimanche 23 août 2009

[Tourne Disque] : What's Up – Content Imagination

Obey Your Brain
22 Juin 2009
3/5












Plus qu’une réelle pseudo année-musicale-de-merde je pense que 2008 nous avait fatigué tellement elle était bonne. Ayant repris du service avec la ferme intention de ne plus me tenir à ma mauvaise foi habituelle j’ai tenté, avec précaution, de réhabituer mon oreille à l’aventure et à la découverte.

Avec pour uniques albums de chevet et de métro le parfait Hold Your Horse Is de Hella et l’intégrale des Jackson 5 il était difficile de me réhabituer au nouveau.

Les choses commencent bien avec le finalement correct Content Imagination de What’s Up. « Finalement correct» car j’ai mis plus de trois semaines à écrire la présente chronique. En réalité plutôt deux jours à me prendre la tête face à ce casse tête qu’est Content Imagination.

En effet, pris dans ma lubie associant à tout ce que j’écoute le mot math j’ai été en premier lieu séduit par cette musique impulsive et en apparence facile d’écoute mais qui s’avère beaucoup plus hermétique sur la longueur.

Entrée en matière plutôt hasardeuse avec le très bancal Yes qui m’a fait pensé l’espace de deux secondes être en plein milieu de l’entracte d’un match de la NHL avec Charly Oleg aux clavier se lançant dans une improvisation soupe au lait.
Seasoning’s Greeting vient sauver la baraque qui commençait à prendre l’eau. On assiste à une succession d’impulsions donnant l’impression que l’arpégiateur serait lui même samplé. C’est très simple en surface et très efficace. Une atmosphère assez spatiale se dégage de ce morceau, quelque chose de stellaire. A certains moments on croirait les soubresauts du batteur se confondre avec des relans Magmaiens, laissant entrevoir un Vander au sommet de son art en pleine époque Attahk.

En fait cet album a comme gros désavantage d’être très inégal ; on oscille entre certains moments vraiment Math et catchy avec par exemple Fool’s Gold donc le côté répétitif avançant en boucle introduit merveilleusement l’excellent A long Expression qui force est de constater est le meilleur titre de l’album.

Ce n’est que dans ces « bons » morceaux qu’on parvient à saisir les différentes textures, la rythmique est toujours aussi folle et nous ferait presque confondre le synthé et la batterie. Je crois que c’est cela qui m’a d’ailleurs surpris sur cette album, cette sensation où la musique ne serait que temps et ce malgré la mélodie. Ce n’est qu’avec le morceau French Song que What’s Up nous donne enfin ce qu’on attendait, de la musique brute, martelée et sans concessions. La saturation des aigus en devient salvatrice.

Résultat, un album à 50% qui a pour le sauver la chance de contenir certains excellents titres. Il donne un sentiment de « Battles squelettique ». Battles oui, toujours Battles, qui depuis 2007 reste notre unique référence. What’s up délivre un disque mineur certes mais qui participe à dessiner l’hypothétique musique des années à venir.

Christopher

http://www.myspace.com/whatsupwhatsupwhatsup

samedi 25 juillet 2009

[Télégrammes] : Semaine du 20 au 25 Juillet

Un nouveau morceau du prochain album de Muse (The Resistance) a été dévoilé : The United States of Eurasia. Quand Muse fait ressusciter Freddie Mercury dans le Sahara, tout en pillant Chopin :

Ils s’enfoncent dans leur trip prog grandiloquent; j’aurais préféré plus de folie et moins de pillage.


La meilleure nouvelle de la semaine : Jim O’Rourke (ancien membre et producteur de Sonic Youth, musicien protéiforme, auteur de la pop la plus classique à l’expérimentale la plus chevronnée) revient enfin le 8 Septembre prochain avec un (vrai) nouvel album très attendu. The Visitor sera dans la veine de l’intemporel Bad Timing, avec un unique morceau de 38 minutes.











On retrouve la boule disco de Bad Timing en éclats et on peut ainsi s’attendre à un nouveau miracle de free folk étoilé.



Triple actualité pour Thom Yorke, pour trois inédits :
Le chanteur de Radiohead a composé un nouveau morceau studio écoutable ici, pour la compilation Ciao My Shining Star: The Songs of Mark Mulcahy, dédiée à la défunte femme de Mark Mulcahy, membre du groupe New Heaver.

Concert solo lors d’un festival : nouveau style capillaire, et accessoirement, nouvelle chanson, The Present Tense.


Il a aussi composé une chanson pour le deuxième épisode de Twilight. Le terrifiant Suck Young Blood de Hail To The Thief aurait parfaitement fait l’affaire, mais toutes les raisons sont bonnes pour une nouvelle chanson de Thom Yorke.


Pour les fans de Constellation, deux sorties enthousiasmantes par deux piliers du label montréalais :
Prince of Thruth de Carla Bozulich/Evangelista, pour le 5 Octobre













At The Cut
de Vic Chestnutt, pour le 21 Septembre








Au passage, n’oubliez pas d’écouter les trois dernières formidables parutions du label : Clues, Land of Kush et Elfin Saddle.


Nouveau clip des Fiery Furnaces : le boogie-woogie Charmaigne Champagne, tiré de leur génial dernier album, I’m Going Away. Le duo de pop expérimental démontrent qu’ils savent faire des chansons accessibles, toutes aussi passionnantes que leurs travaux les plus compliqués :



Enfin le duo Fuck Buttons, auteur du mémorable album de drone électronique planant Street Horrrsing, a dévoilé la sortie de Tarot Sport pour le 12 octobre prochain.


En bonus, une info un peu datée : un extrait du prochain album solo de Tyondai Braxton (guitares/claviers/voix de Battles) !

Cela ressemble fortement à du Battles orchestral et symphonique, ou, au choix, à une version avant-gardiste d’un générique de Tex Avery.

François.

vendredi 11 janvier 2008

[Tourne Disque] : Battles - Mirrored

Label : Warp
Sortie : 14 mai 2007
5/5








Groupe le plus neuf et déjanté de 2007 (voire de la décennie), les Battles laissent les influences et le "trop de sérieux" de côté, et inventent une nouvelle grammaire musicale avec leur premier album Mirrored.

Si on voulait définir simplement leur musique savante et futuriste (ce qui est très difficile, tellement on est dans des contrées nouvelles et étonnantes), on pourrait la considérer comme de la musique expérimentale dansante, de la pop moderne, jubilatoire et teintée d'un groove imparable. En effet, la musique de Battles est extrêmement vivante : on oscille entre des rythmes de transe hypnotiques (Atlas), des rythmes africains (Leyendecker) et des rythmes bien plus agressifs (Race In). L'auditeur est sans cesse déstabilisé par un son, une mélodie ou un rythme nouveau toutes les 30 secondes, à l'écoute des ces tubes expérimentaux aux structures complexes et libres (les idées musicales sont parfaitement agencées et lisibles, pas de fourre-tout abscond et inutile ici). Le groupe Battles a donc oublié le sérieux et la froideur des premiers EP, pour créer dans ce premier album un univers riche et coloré, rempli de voix expressives gonflées à l'helium et de psalmodies cartoonesques, de lignes de guitares/claviers obsédants qui se parlent et se répondent, le tout mené par un batteur bionique et martial à la puissance et à la précision étourdissante.

Cette œuvre d'avant garde polyrythmique, ludique et dansante, marquera la musique pop des années 2000's, qui se cherche inlassablement un genre nouveau et fédérateur, mais qui échoue constamment (soit trop underground ou élitiste : le Post Rock, soit trop bancal et en manque de disques majeurs : la New Rave). Battles a réussi à créer cette musique extraterrestre tant recherchée, à la fois innovante (on fait un saut de 10 ans dans le futur) et attirante (la transe qui se dégage de leur musique fait succès, comme en témoigne le nombre impressionnant de consultations de leur clip Atlas sur Youtube).

Le Math Rock a enfin trouvé son étendard avec Mirrored, qui prouve que la musique extrême et compliquée peut être fun, resplendissante et sautillante.

François.

http://www.myspace.com/battlestheband
Extrait vidéo de l'album :
Battles - Atlas