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samedi 19 décembre 2009

[Le Billboard du Mange Disque] Les 10 meilleurs albums de 2009

1
Tyondai Braxton
Central Market

En unissant les musiques savantes avec des boucles électroniques, des guitares et des kazoos, le frontman du groupe Battles créé une symphonie épique délirante, aussi passionnante à décrypter pour les musicologues que fun à écouter pour les non initiés.



2
Animal Collective
Merriweather Post Pavillion

Animal Collective pose les bases d’une pop d’un nouveau genre (des mélodies en chœurs plongées dans un environnement organique immersif), avec un disque-monde profond. Le mini album Fall Be Kind, tiré des mêmes sessions studio et paru en décembre, est tout aussi indispensable.


3
Grizzly Bear
Veckatimest

Moins directement original que les deux premiers disques de ce top, l'album de Grizzly Bear brille par sa suprême délicatesse, dans un univers étrange hanté par des âmes en paix.





4
The Snobs
Albatross

Le septième et meilleur album du groupe français The Snobs fait voyager le krautrock, le post punk et la pop sixties vers un calypso muté. L'expérience Albatross est totale.





5
The Flaming Lips
Embryonic

Avec ce double album et à l'issu d'une longue discographie inégale, les Flaming Lips tiennent enfin là leur manifeste. Jams électriques groovy et contemplations étoilées : un immense trip psychédélique.




6
Magma
Emëhntëhtt-Rê

Le groupe français mythique Magma clôt la trilogie Kohntarkosz démarrée 30 ans plus tôt en s'affirmant une fois de plus comme une machine à transe intemporelle. Le récit initiatique d'Emëhntëhtt-Rê se déploie à travers un chant des anges, un passage aux enfers et des incantations obscures avec une fluidité sidérante.

7
The Fiery Furnaces
I’m Going Away

Les personnalités complexes et bizarres des Fiery Furnaces explorent la pop dans tout ce qu'elle a de plus classique et entêtante, pour la brusquer dans ses moindres détails.





8
Nisennenmondai
Destination Tokyo

Les trois japonaises de Nisennenmondai repoussent les limites de la répétition et de l'endurance physique, le tout sur une basse disco. Une certaine idée de la musique du futur.





9
Clues
Clues

Formé par un ex-Unicorns et un ex-Arcade Fire, Clues représente tout ce qui rend l'indie rock concis si enthousiasmant: inventif, foutraque, fiévreux et sensuel.





10
Sunn O)))
Monoliths & Dimensions

Derrière l'habillage venant du doom métal, Monoliths & Dimensions se révèle être une puissante symphonie vibratoire.






11/Girls Album
12/El Grupo Nuevo de Omar Rodriguez LopezCryptomnesia
13/Sufjan Stevens – The BQE
14/DM StithHeavy Ghost
15/Evangelista – Prince of Truth
16/Fuck Buttons – Tarot Sport
17/Sonic YouthThe Eternal
18/Times New VikingBorn Again Revisited
19/Wild Beasts – Two Dancers
20/Bygones – By

François.

dimanche 23 août 2009

[Tourne Disque] : What's Up – Content Imagination

Obey Your Brain
22 Juin 2009
3/5












Plus qu’une réelle pseudo année-musicale-de-merde je pense que 2008 nous avait fatigué tellement elle était bonne. Ayant repris du service avec la ferme intention de ne plus me tenir à ma mauvaise foi habituelle j’ai tenté, avec précaution, de réhabituer mon oreille à l’aventure et à la découverte.

Avec pour uniques albums de chevet et de métro le parfait Hold Your Horse Is de Hella et l’intégrale des Jackson 5 il était difficile de me réhabituer au nouveau.

Les choses commencent bien avec le finalement correct Content Imagination de What’s Up. « Finalement correct» car j’ai mis plus de trois semaines à écrire la présente chronique. En réalité plutôt deux jours à me prendre la tête face à ce casse tête qu’est Content Imagination.

En effet, pris dans ma lubie associant à tout ce que j’écoute le mot math j’ai été en premier lieu séduit par cette musique impulsive et en apparence facile d’écoute mais qui s’avère beaucoup plus hermétique sur la longueur.

Entrée en matière plutôt hasardeuse avec le très bancal Yes qui m’a fait pensé l’espace de deux secondes être en plein milieu de l’entracte d’un match de la NHL avec Charly Oleg aux clavier se lançant dans une improvisation soupe au lait.
Seasoning’s Greeting vient sauver la baraque qui commençait à prendre l’eau. On assiste à une succession d’impulsions donnant l’impression que l’arpégiateur serait lui même samplé. C’est très simple en surface et très efficace. Une atmosphère assez spatiale se dégage de ce morceau, quelque chose de stellaire. A certains moments on croirait les soubresauts du batteur se confondre avec des relans Magmaiens, laissant entrevoir un Vander au sommet de son art en pleine époque Attahk.

En fait cet album a comme gros désavantage d’être très inégal ; on oscille entre certains moments vraiment Math et catchy avec par exemple Fool’s Gold donc le côté répétitif avançant en boucle introduit merveilleusement l’excellent A long Expression qui force est de constater est le meilleur titre de l’album.

Ce n’est que dans ces « bons » morceaux qu’on parvient à saisir les différentes textures, la rythmique est toujours aussi folle et nous ferait presque confondre le synthé et la batterie. Je crois que c’est cela qui m’a d’ailleurs surpris sur cette album, cette sensation où la musique ne serait que temps et ce malgré la mélodie. Ce n’est qu’avec le morceau French Song que What’s Up nous donne enfin ce qu’on attendait, de la musique brute, martelée et sans concessions. La saturation des aigus en devient salvatrice.

Résultat, un album à 50% qui a pour le sauver la chance de contenir certains excellents titres. Il donne un sentiment de « Battles squelettique ». Battles oui, toujours Battles, qui depuis 2007 reste notre unique référence. What’s up délivre un disque mineur certes mais qui participe à dessiner l’hypothétique musique des années à venir.

Christopher

http://www.myspace.com/whatsupwhatsupwhatsup