Label : Record MakersSortie : 25 Février 2008
1/5
Sexuality est un titre assez prometteur; encore faut-il assumer ce que l’on prétend. Tout de suite, un héritage séculaire me revient, Sexual Healing de Marvin Gaye, Sexuality de Prince... Espérons que Sébastien honore ses aïeuls.
Ça commence mal! Roche, le premier titre, sonne comme une blague, une grosse blague tant c’est caricatural. Le chant est mièvre, édulcoré, sur-léché; une sorte de RnB français mélangé avec ….avec je ne sais pas en fait; au point que certains ont osé (à tort ?) faire la comparaison avec du M.Pokora. Je me demande parfois si ce n’est pas volé. Mais ce qui surprend c’est que Sexuality va tellement loin, en fait tellement trop, et prend tellement les gens pour des cons que ça en devient à la longue intéressant, parfois même drôle. En témoigne le titre Pomme, qui se voulait apparemment sexuel mais qui n’a de ferme, rond et dur que sa basse, élément qui pour moi constitue l’unique intérêt du morceau.
Sexuality est kitsch mais pas dans le bon sens du terme. Il veut faire de l’ancien avec du vent. Un peu comme si on avait voulu greffer un moteur de Twingo dansla K 2000 de David Hasselhoff. C’est comme ces vieux clips qui passent en rétrospective sur MCM. On est sur la plage, il y a un garçon, une fille, ils courent et ont l’air heureux. Un moment dans le champ apparaît une espèce de mec-à-mèche posant son « flow » sur des nappes de synthé en carton pâte. Et ça, Sébastien y arrive vraiment bien (Look). Le gros problème est que ça va deux secondes, 2/3 chansons, mais au delà ça en devient chiant, tellement chiant qu’on en vient à considérer l’album entier comme médiocre.
Sexuality me fait donc l’effet d’un soufflet. On appréhende beaucoup pendant la préparation. On le surveille dans le four toutes les 5 secondes. Puis à la sortie, ça retombe, c’est plat, l’intérêt n’y est plus. En fait ce qui me gène le plus c’est qu’en se voulant sexuel et chaud Sexuality sonne comme un album froid, inhabité, fantomatique dirait François. Une espèce de gros mensonge qui montre bien les limites de l’album, un pétard mouillé.
A la fin, une sensation de déjà vu, de trop vu, d’archi vu. On associe souvent Tellier à Cosma; Tellier rejoint son maître en cela que Sexuality pourrait être une bonne B-O. B-O d’un film qui, heureusement, n’existe pas.
Sexuality est kitsch mais pas dans le bon sens du terme. Il veut faire de l’ancien avec du vent. Un peu comme si on avait voulu greffer un moteur de Twingo dans
Sexuality me fait donc l’effet d’un soufflet. On appréhende beaucoup pendant la préparation. On le surveille dans le four toutes les 5 secondes. Puis à la sortie, ça retombe, c’est plat, l’intérêt n’y est plus.
A la fin, une sensation de déjà vu, de trop vu, d’archi vu. On associe souvent Tellier à Cosma; Tellier rejoint son maître en cela que Sexuality pourrait être une bonne B-O. B-O d’un film qui, heureusement, n’existe pas.
Christopher.
http://www.myspace.com/telliersebastien
Extrait vidéo de l'album :
Sébastien Tellier - Sexual Sportswear